Panneaux didactiques – Balade 3 – Les boviducs

Vignette Titre & Lieu
Description
3.1  3-1_pionniers_vign La montagne jurassienne, terre de pionniers
La Vue des Alpesqr-3-1
Alors que fonds de vallées, rives de cours et plans d’eau étaient déjà peuplés depuis la Préhistoire, c’est à partir du 13e siècle seulement que les zones d’altitude, densément boisées, moins commodes à cultiver, ont été défrichées. Ce panneau, premier d’un « triptyque » logique qui présente aussi les murs de pierres sèches et leur avatar particulier, les boviducs, évoque les circonstances de cette colonisation, et le mode de vie des pionniers qui l’ont conduite. Il explique aussi combien le secteur compris entre les cols de la Vue-des-Alpes et de Pertuis permet de s’imprégner aujourd’hui encore de cette lointaine époque, car il en a gardé une structure territoriale caractéristique, qui en fait une sorte de conservatoire paysager.
3.2  3-2_murs_vign Un précieux patrimoine naturel et culturel : Les murs de pierres sèches  
La Vue-des-Alpesqr-3-2
Edifiés dès le début de l’occupation humaine des hauteurs jurassiennes pour délimiter les espaces de pâture du bétail, les murs de pierres sèches ont constitué au fil des siècles un ensemble considérable, structurant le paysage, emblématique de l’identité régionale, et à haute valeur biologique. Entre les parcelles exploitées, ils forment un écosystème indispensable à la vie de nombreuses espèces. Ils offrent en effet des espaces vitaux pour la petite faune : insectes, gastéropodes, lézards, crapauds, hermines… Avec le temps, des plantes pionnières des rochers (mousses, lichens…) colonisent leurs pierres. Parfois, de véritables haies se développent, contribuant aussi à la conservation de la biodiversité. C’est pourquoi ils bénéficient aujourd’hui d’une protection légale. Ce panneau explique l’intérêt multiple de ces murs, et leur technique de construction (à nouveau enseignée, notamment par l’Ecole des métiers de la terre et de la nature de Cernier, pour en assurer la pérennité).
3.3  3-3_boviducs_vign Mémorable ingénierie pastorale :  les Boviducs
La Vue-des-Alpesqr-3-3
Les Montagnes de Chézard et de Cernier recèlent une curiosité historique à la fois paysagère, technique et socioculturelle. Une sorte de musée en plein air d’un type ancestral de voies de circulation spécialisées, vouées à la gestion du bétail en pâturage. Il s’agit d’un réseau d’une dizaine de kilomètres de chemins bordés de chaque côté d’un mur de pierres sèches richement arborisé, formant autant de haies. Les vestiges de ces sortes de « canalisations à bovins » — auxquelles les Chemins chouettes ont donc donné le nom de boviducs — forment un réseau de quelque 10 km et témoignent de l’ingéniosité des éleveurs qui ont colonisé ces régions dès le Moyen Âge. Le panneau explique et illustre leurs caractéristiques et leur valeur patrimoniale et didactique, ainsi que la volonté d’en assurer la sauvegarde, la valorisation et en partie au moins la reconstruction.
3.4  3-4_tresordomb_vign Le Trésor de Dombresson – vestige de l’ère romaine  
Hôtel de Commune, Dombressonqr-3-4
Le 24 septembre 1824, un trésor de plusieurs centaines de monnaies romaines a été découvert au nord du village de Dombresson. Le panneau consacré à cette trouvaille insolite en situe le lieu, en illustre et décrit quelques-unes des pièces, en explique l’importance, notamment comme témoin de la présence romaine dans les Val-de-Ruz. Mais il montre aussi qu’il reste autour de ce trésor de larges parts de mystère… ce qui le rend d’autant plus intéressant !
3.5  3-5_gesell_vign Silvio Gesell, le «Geneveysan» qui voulait réformer l’économie  
Les Gollières,  Les Hauts-Geneveysqr-3-5
Silvio Gesell : un nom méconnu, mais un personnage remarquable ! Inventeur de la « monnaie franche », théoricien de l’« économie libre », cet atypique et temporaire habitant des Hauts-Geneveys, où il vécut une dizaine d’années au début du 20e siècle, a mûri et publié ici l’ouvrage-clé de son œuvre d’économiste et philosophe autodidacte : « L’ordre économique naturel par l’affranchissement du sol et de la monnaie ». Le panneau, proche de la maison où il vécut et de la stèle commémorative qui lui est dédiée, résume son parcours et sa pensée, relevant que plus d’un siècle après, ses idées suscitent encore, à travers le monde, l’intérêt, la controverse, mais ont inspiré aussi de multiples mises en application sous la forme de « monnaies alternatives ».